Du street art éphémère au bâtiment durable : une belle Vitry’n urbaine

Vitry sur Seine : berceau du street art 

Méconnue des franciliens, Vitry sur Seine dans le 9-4, regorge d’intelligence collective : encore abordable eu égard aux prix du foncier et dotée de nombreux terrains constructibles, elle est de ces villes qui méritent qu’on dépasse le boulevard périphérique pour faire sa connaissance. La découvrir en flânant, au gré d’improbables mais superbes oeuvres de street art, est assurément une des meilleures manières de l’appréhender, de l’apprécier, voire de l’adopter, ce qu’a fait en son temps Christian Guémy aka C215, street-artiste de renommée internationale.

Du street art au big bang de l’habitat participatif

C’est le cheminement intellectuel qu’on suivi les membres du collectif Big Bang Participatif, récents propriétaires d’un terrain sur les hauts de Vitry. Enthousiasmés par les visites guidées de l’association Vitry’n urbaine, Yannick et ses amis de 20 ans décident de joindre l’utile à l’agréable en confiant à un collectif passionné d’art urbain le soin d’organiser une Belle Vitry’n éphémère du street art, le temps d’un week-end, en offrant en support les murs de leur acquisition, avant démolition puis reconstruction en habitat participatif.

Mais qu’est-ce qu’un habitat participatif ? Suivant la loi ALUR, l’Habitat Participatif est une démarche citoyenne qui permet à des personnes physiques de s’associer, le cas échéant avec des personnes morales, afin de participer à la définition et à la conception de leurs logements et des espaces destinés à un usage commun, de construire ou d’acquérir un ou plusieurs immeubles destinés à leur habitation et, le cas échéant, d’assurer la gestion ultérieure des immeubles construits ou acquis. (Art. L. 200-1).

Une bien belle Vitry’n portée par des graffeurs « made in Vitry »

Pendant plusieurs jours Meushay originaire de Vitry, ainsi que d’autres graffeurs ont aidé à préparer la maison de Yannick et ses amis pour célébrer le street art le temps d’un week-end. (voir l’article du Parisien: Vitry : ce week-end, ils seront 700 à découvrir la maison du street art !)

Parrainée par C215 (qui brillera pourtant par son absence), l’opération démarre de nuit, vendredi 26 février pour une inauguration en plein air durant laquelle une centaine de visiteurs portés par la ligne 7 du métro ont pu ainsi témoigner de la métamorphose d’un pavillon de banlieue en antre de l’art urbain.

Un grand bravo aux organisateurs et belle vie aux futurs vitriots !

Vitriote depuis 10 ans et tout autant attirée par l’aspect culturel que par l’innovation sociétale dont a su faire preuve ce collectif associatif, D’Dline 2020 s’est régalée en immortalisant des oeuvres aussi surprenantes qu’éphémères.

Retrouvez la liste complète des artistes ayant contribué au projet « La Belle Vitry’n » sur Urban Art Paris et découvrez d’autres clichés pris par D’Dline 2020 le soir de l’inauguration du 26.02.16  ici.

   

                                                 

Bâtiment-Energie-Climat-RSE… Ce qu’il fallait retenir avant l’été

A mi-parcours de 2015 et avant un break estival,

D’Dline 2020 retrace pour vous l’actualité

qui a fait le buzz dans les secteurs ou domaines :

du Bâtiment et de ses Réglementations,

de l’Energie et de sa Transition,

du Climat et de l’Environnement,

de la RSE et de sa montée en Puissance.

 

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Transition écologique, biodiversité: quelles avancées?

2015 accouche de nouveaux textes façonnant la transition énergétique et environnementale française à horizon 2020.

Cruciales pour garantir un avenir énergétique et environnemental plus harmonieux vis-à-vis des générations futures, les avancées des négociations sur les textes rédigés à ce jour, sont plus que jamais entre les mains de nos institutions gouvernementales.

Le projet de loi sur la transition énergétique

Débattu en mars au Sénat puis en Commission Mixte Paritaire, le texte n’est à ce jour pas encore finalisé, faute d’accord sur le nucléaire. Comme à l’accoutumée les politiques se déchirent sur le maintien des engagements de 75 à 50% d’énergie issue de l’atome à horizon 2030 ou 2025.

En marge de ces différends, un collectif d’acteurs engagés sur le plan environnemental avait pour sa part préconisé 6 lignes rouges à ne pas franchir et notamment de :

  • Fixer un objectif de réduction de la consommation d’énergie finale en 2030
  • Passer la part du nucléaire à 50% de la production d’électricité en 2025
  • Fixer un objectif de performance énergétique ambitieux pour la rénovation des bâtiments anciens
  • Rendre les plans de mobilité efficaces et obligatoires pour les entreprises de plus de 100 salariés dès 2018
  • Lever les freins au développement des énergies renouvelables
  • Prendre en compte tous les gaz à effet de serre dans la stratégie bas carbone

Le 13 avril 2015 sonnera un nouvel examen du texte par la commission spéciale, puis à partir du 18 mai en séance plénière.  De son côté, le Conseil général du développement durable (CGDD) a publié la stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable pour la période 2015-2020 qui vise à transformer le modèle économique et social pour la croissance verte et favoriser l’appropriation de la transition écologique par tous.

Le projet de loi sur la biodiversité

Figure de proue de la protection de la faune et de la flore en France il subit comme le texte sur la transition énergétique, les retouches du Sénat depuis le 16 mars dernier. Sur la partie bâtiment le projet de loi prévoit entres autres :

  • des toitures partiellement végétalisées sur les centres commerciaux,
  • l’interdiction de bâches publicitaires sur les bâtiments classés
  • ou encore des parkings imperméabilisés. En effet, en milieu urbain, un sol étanche réduit fortement l’infiltration, la filtration et l’oxygénation.

De manière plus générale la loi sur la biodiversité est considérée par le gouvernement comme la législation la plus avancée au monde sur la protection et la valorisation des ressources génétiques issues de la nature.

Un de ses objectifs phare sera de lutter plus efficacement contre la biopiraterie, très présente dans les secteurs cosmétiques, agroalimentaires et pharmaceutiques. L’agenda des avancées sur le texte planifié pour le 24 mars 2015 a dores et déjà permis l’adoption du projet de loi en première lecture à l’Assemblée Nationale.

Pour aller plus loin

Rapport sur l’autoconsommation et l’autoproduction de l’électricité renouvelable

Publication le 12 février 2015 par le MEDDE du rapport sur l’autoconsommation et l’autoproduction de l’électricité renouvelable

Définitions

L’autoconsommation peut être définie comme le fait de consommer tout ou partie de l’énergie que l’on produit, et l’autoproduction comme le fait de produire tout ou partie de l’énergie que l’on consomme.

L’autoproduction consiste à produire sur son propre site (maison, entreprise, etc.) tout ou partie de l’électricité que l’on consomme. Cette pratique est destinée à se développer dans un contexte où les coûts de production des installations d’électricité renouvelable diminuent et où les prix de l’électricité augmentent.

Que dit le rapport en synthèse ?

Les réflexions menées dans le cadre du groupe de travail ont permis de dégager des constats et des objectifs généraux, rappelés cidessous, qui peuvent être indifféremment appliqués aux différents secteurs des énergies renouvelables dans lesquels l’autoconsommation / autoproduction pourrait être amenée à se développer. La déclinaison concrète de ces constats et objectifs afin d’en tirer des recommandations, notamment en termes de dispositif de soutien, s’est toutefois focalisée sur le cas du photovoltaïque, au regard de son appétence à moyen terme pour l’autoconsommation / autoproduction. Les recommandations du présent rapport ont donc été élaborées avant tout pour ce secteur.

Il est apparu nécessaire d’opérer une distinction entre la problématique de l’autoconsommation / autoproduction du point de vue de ses conséquences physiques sur le réseau public de distribution, et celle de la « commercialisation de proximité » (possibilité pour un producteur de vendre l’électricité à son voisin immédiat ou plus lointain raccordé sur la même branche du réseau public de distribution) qui relève de relations commerciales, sans être liée spécifiquement aux phénomènes physiques et techniques sous jacents (impact sur les réseaux, adéquation production, consommation, valeur ajoutée du service). Si l’autoconsommation / autoproduction pose évidemment des questions d’ordre juridique, contractuel ou encore régulatoire, ces dernières se devaient d’être examinées dans le cadre du groupe de travail en lien avec la réalité technique sous jacente.

Principales recommandations et dispositifs de soutien 

  • Expérimenter un dispositif de soutien à l’autoconsommation / autoproduction pour les installations du segment tertiaire/industriel de puissance supérieure à 100 kWc dans le cadre d’un appel à projets pour un volume qui permette de bénéficier d’un retour d’expérience suffisant sur chaque segment.
  • Expérimenter, sur un volume limité à définir, un dispositif de soutien à l’autoconsommation / autoproduction pour des installations du segment tertiaire/industriel (au sens large : industrie, agroalimentaire, logistique, agriculture, etc.) de puissance inférieure à 100 kWc reposant sur un système de prime à l’énergie autoconsommée et d’achat de l’énergie en surplus.
  • Mettre en place une expérimentation au niveau des « îlots urbains », dans le cadre d’un appel à projets, visant à identifier les conditions dans lesquelles un modèle d’autoconsommation / autoproduction permet d’optimiser les flux d’électricité à une échelle pertinente tout en réduisant les contraintes d’injection et les puissances de soutirage et en créant de la valeur ajoutée additionnelle pour la collectivité par rapport aux modèles actuels.

  • Soutenir le développement de l’autoconsommation / autoproduction dans les ZNI, dans des conditions contribuant à la maîtrise de la stabilité du système électrique, dans le cadre des appels d’offres prévus par le dispositif de soutien à la filière photovoltaïque et intégrer des dispositifs de maîtrise de la demande d’énergie et de stockage pour les installations de puissance supérieure à 100 kWc.
  • Dans les Zones Non Interconnectées, pour les installations de puissance inférieure à 100 kWc, poursuivre les travauxsur la mise en place d’un mécanisme de soutien à l’autoconsommation / autoproduction associant notamment des mesures de maîtrise de l’énergie et de maîtrise de la stabilité du système électrique.
  • Prévoir un dispositif permettant de répondre aux enjeux spécifiques de l’autoconsommation / autoproduction dans le secteur résidentiel diffus, hors « îlots urbains ». Sur ce segment pour lequel les enjeux économiques et techniques de l’autoconsommation / autoproduction sont limités, le potentiel développement spontané d’offres dont la qualité serait à parfaire ainsi que les enjeux de sécurité liés aux personnes et au réseau électrique incitent à recommander la définition d’une prestation globale standardisée qui ferait référence.
  • Sur le moyen terme, lorsque la « parité réseau » aura été atteinte pour les différents secteurs, des réflexions devront être engagées sur l’opportunité de maintenir ou d’aménager les tarifs d’achat pour ces différentes catégories, en concertation avec les acteurs impliqués.
  • Asseoir le modèle de rémunération complémentaire de l’autoconsommation / autoproduction sur un système permettant de valoriser les kWh autoconsommés et les kWh injectés, prenant en compte les enjeux liés aux contraintes de puissance injectée et permettant de prévenir tout effet « antiMDE » et tout déplacement de consommation indésirable.
  • Porter une attention particulière aux conditions de financement des installations en autoconsommation / autoproduction, compte tenu du contexte de moindre sécurisation des flux financiers rémunérant ce modèle, notamment dans une perspective de déploiement massif de ce dernier en substitution significative du dispositif actuel.
  • A l’issue de la période expérimentale et en fonction des résultats de celle-ci, l’opportunité de substituer ou non au dispositif de soutien actuel un dispositif d’autoconsommation / autoproduction pourra être étudiée, et ce, sur des segments de marché qu’il conviendra de définir et de caractériser. Une attention particulière devra être portée au fait d’éviter toute cohabitation durable de plusieurs dispositifs de soutien.
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l’autoconsommation et l’autoproduction de l’électricité renouvelable