En savoir plus sur l’Institut de la Monétarisation

Le mot de Florence Rollin

En Mars 2014 Paris Action Climat a rencontré Patrice Auclair, l’un des fondateurs de l’Institut de la Monétarisation. L’essentiel de l’entretien, présenté en 2ème partie d’article vous éclairera sur l’intérêt croissant d’estimer les externalités (voir aussi mon article d’octobre 2013 sur le sujet).

L’Institut de la Monétarisation organise sa gouvernance pour que ses acteurs en soient les principaux responsables. Les valeurs que partagent ces professionnels sont :

  • la coopération et la collaboration au service des buts poursuivis en commun,
  • la transparence pour garantir l’intégrité des opérations de financement et avoir un fonctionnement en cohérence avec les finalités de l’Institut de la Monétarisation,
  • l’exigence de soutenabilité, d’additionnalité et de matérialité pour les projets qui feront l’objet de financements additionnels.

L’Institut de la Monétarisation oeuvre à titre associatif sous le nom : « Les Amis de la Monétarisation » dont Michel Veillard est Président.

L’année 2014 en bref : 

L’association  :
  •  a répondu à divers appels à projets dont les Trophées IDEES, une initiative du Conseil Général des Hauts de Seine qui désignera ses lauréats le 3 juin 2014.
  • a participé  au groupe de travail de La Fabrique Ecologique sur le financement privé de la transition écologique.
  • a établi des échanges constructifs et prometteurs avec de nombreux acteurs économiques et sociaux de renom, avec qui des rapprochements sont en cours.

     

Qu’est-ce que la monétarisation et quel est son intérêt ? L’interview de Patrice Auclair pour Paris Action Climat

Monétariser, c’est faire reconnaître un prix aux valeurs non marchandes pour solvabiliser et financer de manière innovante les projets vertueux de la transition énergétique, écologique et sociétale. Par exemple, les économies d’énergie ne permettent pas de financer à elles seules l’installation de nouvelles fenêtres pour le logement d’un particulier.

En revanche, si l’on se demande combien nous sommes prêts à payer pour avoir : plus de confort thermique, moins de bruit, une meilleure possibilité de revente du bien immobilier, plus de confort visuel intérieur et extérieur, moins de risques de tomber malade… Alors nous sommes prêts à investir dans ces nouvelles fenêtres, car nous avons donné une valeur puis un prix que nous consentons à payer.

En apportant son soutien et son savoir aux entreprises, l’Institut de la Monétarisation a donc pour objectifs de trouver des arguments supplémentaires, de manière à solvabiliser ou à apporter un financement additionnel qui permettrait de lancer un projet.

Comment s’est créé l’Institut de la Monétarisation ? 

L’Institut de la Monétarisation a été créé sous l’impulsion de 3 personnes : Patrice Auclair, Patrick Hubert et Michel Veillard. Puis, d’autres personnes intéressées se rallient à l’initiative et à l’association les Amis de la Monétarisation. La structure juridique en SCIC devrait être déposée courant 2ème trimestre 2014 avec une dizaine de professionnels impliqués dans le projet.

Nous sommes toujours dans la phase de lancement, mais la communauté des consultants est bien renforcée (dizaine de professionnels et chefs de projet) qui permettront de diffuser les messages commerciaux et d’intervenir.

Quelles sont les entreprises qui sont déjà volontaires dans ce processus ? 

Nous avons des contacts commerciaux très avancés avec plusieurs entreprises du CAC 40. Ce sont des entreprises leader dans leur domaine, avec une dimension mondiale, et une forte capacité d’innovation et avec une démarche développement durable reconnue.

Les applications sont le plus souvent dans le cadre du bâtiment et énergie car les enjeux de la transition écologique sont très souvent associés à la transition énergétique.

Lors du pré-lancement de l’Institut, le 17 octobre 2013, des représentants de Dalkia, La Ville de Paris, Bouygues Telecom, Orange, Bic,  ou encore Elior étaient présents, et ces entreprises participent de manière active aux groupes de travail que nous organisons tous les mois, dans une logique participative.

Y a-t-il des thématiques que l’Institut de la Monétarisation ne peut pas aborder ?

La même méthode peut s’appliquer à de multiples solutions et est transposable à tous types d’actions comme par exemple valoriser son action sur la lumière, déployer un réseau de bornes électriques, créer des pistes cyclables, politiques internes de développement humain, actions pour la santé…

En revanche, nous pouvons décider de ne pas nous engager sur certaines thématiques qui pourraient être discutables d’un point de vue éthique. Exemple : le développement d’armes nucléaires, le tabac…

Une réflexion au sujet de « En savoir plus sur l’Institut de la Monétarisation »