RSE ascensionnelle, mes «RE-CO» de Noël

Humour et pragmatisme pour clôturer l’année, et quelques «RE-CO ascensionnelles » au menu des festivités. 

« Cher Père Noël, cette année je VEUX une RSE ascensionnelle ».
A franchement parler plusieurs réflexions n’ont cessé de me tarauder tout au long de l’année, tant au chapitre économique, que sociétal et environnemental.  2014 s’achève, l’heure est au bilan : le mois de décembre étant la période idéale pour partager, je ne résiste donc pas à l’idée de vous livrer mes pensées…

😉

ECONOMIE : CIRCULAIRE ET COLLABORATIVE

Sujet abordé dans un précédent billet, OUI l’économie de demain sera circulaire. Il nous faut RE-penser nos modes de consommation et nos modes de vie par extension. Et pour passer de la propriété à l’usage, le CO-mouvement devrait nous guider. La journaliste Marie-Monique Robin dans son ouvrage Sacrée croissance, va même plus loin en déclarant : « il va falloir apprendre à partager les équipements comme les voitures, les machines à laver». De quoi alléger le traîneau !
Au quotidien pourtant, de nombreux freins restent à lever à commencer par la volonté. Prenons l’exemple de la voiture : l’autopartage concerne seulement 5% des Français et 81% préfèrent la possession d’un véhicule à toute autre formule. Histoire de culture, d’offre ou de partage ? Quoi qu’il en soit, 1% de la population mondiale détient aujourd’hui la moitié des richesses et dire que les écarts se creusent est un doux euphémisme…
« Oh wait…» Mais c’est le « kit du parfait partageur » qu’il nous faut commander car l’économie du partage existe bel et bien ! Elle serait même déjà en quête de régulation comme le concède aux Echos Damien Demailly de l’Iddri« Il y aura, d’un côté, les initiatives qui s’inscrivent dans une logique marchande traditionnelle et qui recherchent avant tout le profit, même si elles mettent en avant des arguments sociaux ou environnementaux, et, de l’autre, les initiatives qui relèvent de l’économie sociale et solidaire. » Vous avez dit : « Chassez le naturel » ?

SOCIAL : EMPLOI SALARIE OU SYSTEME D

De prime abord le choix paraît abrupt mais force est de constater que l’étau se resserre sur l’employabilité. Pour preuve découvrez ici avec délice, les dernières tentatives du «Sociologue»…
Qu’à cela ne tienne, place à la débrouille, terreau fertile pour l’initiative individuelle au service de projets souvent collectifs. On n’aura jamais autant parlé d’innovation sociale que depuis ces dernières années : makers, fablabs, et laboratoires citoyens foisonnent. Bien sûr, la technologie 2.0 a joué un rôle considérable dans la mise en réseaux et la viralité des mouvements entrepreneuriaux.
La tendance serait-elle à l’individualisation du travail ? Sociologues (les vrais) et analystes précisent : « les gens doivent arrêter de chercher un emploi, mais inventer de nouveaux types de travail… et apprendre à maîtriser de nouvelles compétences… Les entreprises, elles doivent apprendre que le talent est plus qu’une fiche de paie… Elles doivent travailler à améliorer l’employabilité de leurs salariés et des indépendants avec qui elles travaillent, c’est leur meilleure responsabilité sociale ».  RSE te voilà !

ENVIRONNEMENT : CLIMAT ET THERMOSTAT

Bien au chaud devant notre (dernier?) feu de cheminée, quelle conclusion allons-nous en tirer ? Contraintes ou opportunités ? Et si nous nous faisions un joli cadeau de Noël en guise de RSE ascensionnelle : celui de baisser le thermostat de nos envies fossiles et souvent puériles…
L’Ademe confirme que les dépenses de consommation des ménages français ont connu une hausse sans précédent depuis plus de cinquante ans, ce qui accroît de facto notre empreinte environnementale. La conséquence climatique est désastreuse et nous la subissons chaque jour plus qu’hier. Pour autant des solutions tangibles et pragmatiques existent dans de nombreux secteurs : elles s’appuient sur un tiercé gagnant basé sur des changements sociaux, économiques et technologiques.
Je formule une ultime « RECO » qui concerne notre rapport au temps : d’après une récente étude les personnes qui disposent de davantage de temps de loisirs ont une plus faible empreinte écologique, au sens où elles ont davantage conscience de ce qui les entourent et sont plus impliquées dans les arbitrages écologiques du quotidien. J’y vois là un lien étroit entre la vitesse et l’énergie qu’elle déploie : à l’inverse, prendre son temps rendrait nos agissements moins énergivores. Alors, si c’est bon pour la planète, profitons-en ! Recentrons-nous sur le temps présent.

La conférence en demi-teinte de Lima à peine terminée,

Et à l’aube des négociations COP21 sur le climat à Paris en 2015, 

Que notre prise de conscience soit totale et ascensionnelle, 

Je nous souhaite à tous un Joyeux Noël!

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