Management QSE : vers la RSE

De la Qualité orientée client, l’entreprise ajoute depuis quelques années deux dimensions à ses tableaux de bord stratégiques, la Sécurité en son sein et l’Environnement de ses parties prenantes.

Un nouveau sigle est né : le Q.S.E., posant les bases d’un nouveau paradigme où la responsabilité sociétale transcende la philosophie purement marketing. La culture des bonnes pratiques, le regain des valeurs, traduisent une quête d’exemplarité de l’entreprise, cotée ou non en Bourse !

Frappée par une des crises économiques les plus graves de son histoire, l’entreprise d’aujourd’hui est plus que jamais le sanctuaire de la création de valeur et sa mission est double : être non seulement efficiente mais surtout pérenne, sous peine de disparaître ! Fort de ce constat elle s’affranchit de la conformité réglementaire en implémentant à tous ses niveaux hiérarchiques et transverses, une batterie de normes et de référentiels. Evaluer, prévenir au mieux les risques, les  cartographier, en surveiller les indicateurs, autant de contraintes auxquelles sont confrontés les stratèges qui doivent faire face à un dilemme : comment trouver le temps de créer de la valeur ajoutée quand l’entreprise  le sacrifie sur l’autel des réglementations à appliquer?

Serions-nous au cœur du développement durable des sociétés, où les hommes sont censés utiliser le QSE comme vecteur d’une création durable de valeur, respectueuse de tous ? En guise de parade, nous voyons poindre son avatar au travers du système de management intégré (SMI). Sa réussite nécessite cependant deux conditions sine qua non : l’engagement, l’exemplarité du management mais bien au-delà, l’appropriation du projet par l’opérationnel ; ce dernier en reste la clé de voûte. Bien qu’il n’ait aucun pouvoir réel de décision stratégique, il peut à lui tout seul faire capoter la kyrielle de processus élaborés par le management, s’il n’en perçoit pas l’intérêt ! En effet, comme trop d’informations tuent l’information, trop de procédures créent l’inertie. Le manager a donc la lourde tâche de porter et d’expliquer les changements en évacuant les redondances tout en exerçant son habileté à fédérer son staff autour des missions quotidiennes. Son défi est bien réel : gérer les paradoxes QSE pour arriver à pérenniser le paradigme RSE*.

             


*Responsabilité Sociétale de l’Entreprise structurée par la norme ISO26000 depuis 2010

A propos de D’Dline 2020…

« Il faut rire de tout. C’est extrêmement important. C’est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans. » Pierre Desproges  

D’Dline 2020 traduit littéralement la date limite (deadline) à laquelle tout bâtiment construit à partir de 2020 doit intégrer dans sa mise oeuvre une gestion rigoureuse de l’énergie ainsi que la mesure de son efficience.

D’Dline 2020 est à la fois un rappel des initiales de ‘Développement Durable’ vers lequel nous devons tendre, mais aussi un clin d’oeil tout personnel à la consultante QSE DD qui l’initie, Florence Rollin, dont le nom de jeune fille en est l’anagramme.

Adepte de l’anticipation, Florence est diplômée de Mines Paris Tech (Mastère QSE) et intervient comme consultante en stratégie RSEpilotage des systèmes de management QSE au service d’un bâtiment durable et responsable.

D’Dline 2020, adossé à un réseau d’experts, est activement partie prenante des actions de sensibilisation sur la thématique de l’efficience énergétique des bâtiments que la France doit atteindre d’ici à 2020.

D’Dline 2020 rime avec RT 2020, réglementation thermique issue, à l’origine, du Grenelle II : elle vise spécifiquement les bâtiments, qui représentent à eux seuls, 43% de la consommation énergétique française. Plus récemment et en marge de la RT 2012 déjà applicable depuis le 1er janvier 2013, D´Dline 2020 vous guide vers un bâtiment plus responsable déjà prénommé RBR 2020 par le Plan Bâtiment Durable.

D’Dline 2020, c’est aussi une plateforme d’échange et de partage. La rubrique A la Une offre une veille pertinente des articles environnementaux et sociétaux de premiers plans. Donnez votre avis en postant un commentaire !

Et pour en savoir plus sur la philosophie D’Dline 2020 et sa méthodologie QSE DD  au service d’un bâtiment durable et responsable, cliquez sur P.O.M. 😉

 Florence Rollin

 

Ils m’ont fait confiance et je les en remercie chaleureusement !

 

 

Sobre en énergie donc durable

Accélérer la transition énergétique pour un bâtiment durable et responsable

Des épaves thermiques au bâtiment à énergie positive la route est longue (voir le livre-blanc du parc tertiaire francilien) : de nombreuses réglementations viennent jalonner ce parcours inéluctable vers l’efficience énergétique et le bâtiment durable. (credit photo : CSTB)

Un bâtiment à énergie positive est un bâtiment qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme.  Ce standard sera obligatoire pour tous les logements neufs à partir de 2020.

Quid de la qualité environnementale du bâtiment (QEB) qui répond du système de management des opérations et de la qualité des ouvrages? (ISO 9001)

Quid du système de management environnemental pour limiter nos impacts sur Dame Nature? (ISO 14001)

Quid enfin du système de management de la sécurité des personnes ?  (OHSAS 18001)

A tous ces schémas la mise en place d’un système de management intégré devient une évidence, à laquelle D’Dline 2020 répond avec enthousiasme et professionnalisme.

Les liens ci-dessous nous éclairent sur le cadre fixé par le Grenelle de l’Environnement mais aussi sur la nécessité de maîtriser au mieux les référentiels en vigueur aussi bien que les systèmes de management à disposition :


  • Manager l’énergie avec l’ISO 50001 : de quoi s’agit-il?

c’est un standard international qui spécifie les exigences pour concevoir, mettre en oeuvre, entretenir et améliorer un système de management de l’énergie permettant aux organismes de parvenir, par une démarche méthodique, à l’amélioration continue de sa performance énergétique, laquelle inclut l’efficacité, l’usage et la consommation énergétiques.

Cette norme spécifie les exigences applicables aux usages et à la consommation énergétiques, y compris le mesurage, la documentation et le reporting, la conception et les achats d’équipements et de systèmes, les processus et le personnel qui contribuent à la performance énergétique.

Elle est applicable à tous les facteurs affectant la performance énergétique que l’organisme peut surveiller et sur lesquels il peut avoir une influence. Elle ne prescrit pas de critères de performance spécifiques en matière d’énergie.

Elle a été conçue pour être utilisée seule, mais elle peut s’aligner ou être intégrée à d’autres systèmes de management.

Elle est applicable à tout organisme qui souhaite s’assurer qu’il se conforme à la politique énergétique qu’il s’est fixée et en apporter la preuve. L’auto-évaluation et l’autodéclaration de conformité ou la certification du système de management de l’énergie par un organisme externe peuvent en attester. Elle fournit également, à titre d’information, des recommandations pour sa mise en oeuvre.

  Vers l’énergie positive : la R.T. 2020      

Quelle est la qualité de l’air extérieur que nous respirons?

La commission des comptes et de l’économie de l’environnement vient de publier un rapport sur l’air extérieur et ses conséquences sur notre santé

La qualité de l’environnement est un déterminant important de la santé des individus. Aussi, les bénéfices sanitaires constituent souvent une partie importante des avantages produits par les politiques environnementales.

C’est dans le domaine de l’air que les relations entre santé et qualité de l’environnement sont le mieux connues. Depuis une quinzaine d’années de nombreuses études européennes, dont certaines ont été déclinées au niveau national, ont contribué à conforter le lien entre qualité de l’air et santé.

Le présent rapport apporte une pierre à cet édifice en fournissant des éléments chiffrés sur le coût sanitaire lié à la qualité de l’air.

L’analyse menée dans le rapport est ciblée sur les enjeux sanitaires liés à la qualité de l’air extérieur. La problématique de l’air intérieur n’y est pas abordée et ce, même si la qualité de l’air intérieur peut être étroitement dépendante de la qualité de l’air extérieur (et sans préjuger du coût sanitaire de la pollution de l’air intérieur). De même, le rapport ne traite pas des coûts environnementaux. Ainsi, les coûts liés au changement climatique, les dommages aux bâtiments et aux structures, les dommages aux écosystèmes ou encore à l’agriculture, dont l’ampleur restera à préciser, ne sont pas traités dans le rapport.

Qu’est-ce que la pollution de l’air?

La pollution de l’air résulte de l’émission dans l’air de rejets polluants (gaz ou particules) et de la concentration résiduelle de ces composés dans l’air ambiant, qui définit la qualité de l’air. Les relations entre les émissions de polluants dans l’air et leur concentration sont complexes et ne sont pas linéaires. En effet, les concentrations en polluants atmosphériques sont extrêmement changeantes dans l’espace et dans le temps. Elles sont fonction de plusieurs paramètres :

1. la répartition des sources d’émissions, qui peuvent être fixes (établissement industriel par exemple) ou mobiles (transports par exemple)

2. la dispersion et la transformation des polluants en fonction notamment des conditions météorologiques, de la composition chimique de l’air et de la géographie des sites . Pour les polluants de type  aérosols, la dispersion dépend également de leur taille. Les particules peuvent être transportées sur des distances plus ou moins grandes avant d’être déposées au sol ; les plus fines d’entre elles ont la capacité de rester longtemps dans l’atmosphère.

Les échelles de pollution

Télécharger le rapport Santé et qualité de l’air extérieur du CCEE