Bâtiment-Energie-Climat-RSE… Ce qu’il fallait retenir avant l’été

A mi-parcours de 2015 et avant un break estival,

D’Dline 2020 retrace pour vous l’actualité

qui a fait le buzz dans les secteurs ou domaines :

du Bâtiment et de ses Réglementations,

de l’Energie et de sa Transition,

du Climat et de l’Environnement,

de la RSE et de sa montée en Puissance.

 

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Act in’DEED pour bâtir durable

Act in’DEED, un concept pertinent  qui « agit en effet » pour
Dynamiser-l’Efficience-Energétique-Durable 
des bâtiments.
Le positionnement D'Dline 2020

Missions

  • sensibiliser sur la construction durable et l’efficience énergétique

  • accompagner les parties prenantes du secteur par des diagnostics personnalisés

  • appliquer une méthodologie éprouvée pour un retour sur investissement optimal.

Ambitions

  • savoir faire du conseil votre outil d’aide aux décisions

  • savoir être à vos côtés pour leurs applications.

Valeurs

  • lucidité

  • pragmatisme

  • amélioration continue

Street Art Vitry C215

Act in’DEED intègre la philosophie ‘Think global’ du Facteur 4 tout en s’inscrivant dans le ‘Act local’ du Plan Bâtiment Grenelle et s’appuie notamment sur la méthodologie QSE et les référentiels ISO en vigueur, mais aussi sur les innovations cleantech & smart grids appliquées au management de l’énergie.

Comment l’Europe atteindra-t-elle ces objectifs ?

D’après Jérémy Rifkin, économiste américain et spécialiste du sujet « La stratégie de l’Europe se base sur 5 grands piliers.

Le premier pilier consiste à de développer les énergies renouvelables.

Le second pilier est de repenser les bâtiments de façon à ce qu’ils deviennent positifs en terme d’empreinte énergétique. Si Steve Jobs était pionnier de l’informatique personnelle, le groupe Bouygues l’est sans doute pour le bâtiment à énergie positive. Aujourd’hui, des milliers de ces bâtiments ont déjà été construits dans le monde, et bientôt, des dizaines de milliers. Les immeubles à énergie positive vont se développer aussi vite que les micro-ordinateurs, avec une baisse des coûts technologiques et un attrait pour les énergies gratuites que sont le soleil, le vent…

Le troisième pilier consiste à stocker l’énergie, avec comme technologie centrale, la pile à hydrogène. D’ici a 2050, ces piles à combustible sont appelées à se rependre, aussi bien dans les véhicules que les immeubles, pour stocker l’excédent d’énergies renouvelables. 8 milliards d’euros ont déjà été investis par l’UE en solutions de stockage.

Le quatrième pilier est l’infrastructure intelligente permettant d’équilibrer les disponibilités et les demandes d’énergies. Je préfère parler d’un « Internet de l’énergie » que de smart grids, terme biaisé vers une production centralisée. Les opérateurs actuels sont appelés à disparaître, concurrencés par des énergies quasi-gratuites, ou à évoluer vers des rôles d’intégrateur de réseaux et de fournisseur de services. IBM a compris cela avec l’informatique, en revendant sa branche PC qui dégageait peu de marges pour se recentrer sur le cloud computing.

Le cinquième et dernier volet consiste à repenser les transports.

Cette révolution énergétique suppose bien entendu une évolution sociétale autant que technologique. Elle est déjà en route, avec une nouvelle génération habituée d’Internet, à une organisation transversale, à l’ouverture et au partage. Des milliers de start-ups investissent déjà sur ce terrain, notamment dans les pays émergents, où l’apport de l’électricité dans les foyers modifie drastiquement des structures familiales et libère la femme ».

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Transition énergétique et bâtiment durable


Débat national sur la transition énergétique : quels enjeux pour le bâtiment?

Dans le cadre de ses ateliers thématiques D’Dline 2020 a immanquablement abordé le sujet du DNTE par le prisme du bâtiment durable.

Les inéluctables bouleversements de notre société à bout de souffle, dans un monde aux ressources finies, nous obligent en effet à reconsidérer nos modes de vie et nos murs.

En 3 étapes tactiques D’Dline 2020 dessine le périmètre concerné par le bâtiment de demain, au gré des impératifs réglementaires, des enjeux environnementaux et sociétaux et des décisions stratégiques d’envergure nationale.

Cet éclairage se veut synthétique et pédagogique : c’est pourquoi il comporte de nombreux liens illustrant les idées forces pour faciliter la réflexion systémique. L’objectif ultime est bien la responsabilité sociale tout autant individuelle, citoyenne que collective.

De quoi s’agit-il? 

Un constat sans appel : nous nous devons de réduire notre empreinte environnementale et énergétique au regard du changement climatique.

Pourquoi?

 

Quel plan d'action?

 

Quels outils?

 

La Responsabilité Sociale des Organisations en toile de fond

Explorer de nouvelles voies faites de créativité et d’innovation sont les composantes décisives pour accompagner les transitions à venir, qu’elles soient énergétiques, écologiques, psychologiques, citoyennes et humaines.

Au sein de l’entreprise c’est tout l’art des systèmes de management qui s’applique : données d’entrées et processus pour aboutir à un résultat tangible et mesurable en sortie.

Le projet de développement durable appliqué à l’entreprise est au coeur du sujet : porté par la direction et son engagement il donne le cap.

Participez au débat sur la transition énergétique en ligne !

Décarbonez ! Transitionnez ! Citoyen, aurez-vous assez d’Energie?

Madame Michu, cet article s’adresse à vous : l’heure est venue de mobiliser toute votre énergie !

Décarboner? Transitionner? Mais pour quoi faire? 

Au risque de paraître rabat-joie, rappelons que nos modes de vie actuels, surproducteurs de gaz à effet de serre, accélèrent dangereusement le réchauffement climatique. Nos ressources naturelles s’épuisent et nous serons bientôt 9 milliards d’humains sur Terre, principalement logés en ville !

Mathématiquement le déséquilibre entre l’offre et la demande va s’accentuer ayant pour conséquence directe la hausse du coût de l’énergie. Mais au fait l’énergie c’est quoi? Loin de se limiter à notre facture de chauffage, dans le sens commun l’énergie désigne tout ce qui permet d’effectuer un travail, fabriquer de la chaleur, de la lumière, de produire un mouvement.

C’est pourquoi elle nous contraint chaque jour dans nos dépenses pré-engagées que sont notre alimentation, notre chauffage, nos revenus. L’énergie est au coeur de tout et les experts s’accordent à dire que son prix risque d’augmenter jusqu’à 30% en France, si l’on inclut les coûts additionnels que représente l’énergie grise.

S’agissant de transition carbone et énergie, il semblerait que Madame Michu, citoyenne française et consommatrice lambda, ne soit pas tout à fait « raccord » avec les basics de l’énergie, n’ayant jamais eu à s’en préoccuper jusque là, puisqu’un opérateur unique (EDF-GDF) s’occupait de tout. Mais çà c’était avant…

Tarification progressive de l’énergie : les derniers soubresauts de la loi Brottes

Cette proposition de loi sur les tarifs de l’énergie consistant à instaurer un bonus-malus suscite depuis le départ des remous législatifs.  Le texte avait déjà soulevé la colère de nombreux députés avant d’être rejeté par le Sénat puis réaménagé pour repasser devant les deux assemblées.

Le 11 avril 2013, le Conseil constitutionnel retoquait encore une fois la mesure lui reprochant de ne s’appliquer qu’aux particuliers et non aux entreprises ni aux immeubles d’habitation ayant des installations communes de chauffage. L’élargissement des bénéficiaires des tarifs sociaux, la simplification administrative pour l’éolien terrestre ou encore la réforme de la commission de régulation de l’énergie sont quant à eux maintenus.

Lors d’une conférence sur la tarification progressive de l’énergie organisée par MinesParisTech et l’association Dynamose, Nicolas Mouchnino d’UFC-Que Choisir pointe la fâcheuse distorsion de lecture de Madame Michu entre sa consommation et la « sanction » représentée par sa facture d’électricité. Elle ne percolerait pas, tel un « poisson rouge »  dans son bocal plus ou moins hermétique…

Car au delà de l’aspect comportemental _ un des leviers sur lesquels il faudra pourtant faire beaucoup d’efforts à l’avenir _ Madame Michu est à ce jour bien incapable de mesurer sa consommation et par conséquent de la contrôler. Et quand bien même sa prise de conscience évoluerait elle risque de se heurter à l’obstacle juridique, si elle est, comme 42% de ses congénères,  locataire de son habitation. Elle devra alors envisager d’âpres négociations avec son syndic de copropriété, s’affranchissant en premier lieu des détails en matière d’annexe environnementaleles équipements et le bâti étant en effet les 2 autres leviers qui s’offrent à elle pour infléchir efficacement la courbe de sa consommation énergétique.

Vincent Rious, consultant chez Microeconomix et invité de l’association Dynamose, ajoute que l’efficacité du service public de la performance énergétique reste à démontrer n’ayant fait l’objet d’aucune évaluation coût/bénéfice, ni aucune étude d’impact. D’après lui, la tarification de l’énergie ne peut fonctionner socialement que si la notion de bonus en est exclue, puisque une consommation inférieure à la moyenne fixée par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) inciterait finalement à consommer plus. Un delta de 4% de baisse de consommation restant un signal trop faible, 12% est préconisé comme valeur plus incitative pour aider le citoyen à transitionner.

En matière de précarité énergétique cette fois, plusieurs effets rebonds sont pointés du doigt par Olivier Teissier du CSTB (intervenant Dynamose) qui admet le caractère aggravant du bonus-malus envers les personnes en situation de Taux d’Effort Energétique (TEE). Là encore, les principaux leviers d’action étant l’isolation du logement ou l’optimisation des équipements, cette frange de population s’en voit de fait exclue pour raisons financières.

Décarboner? Transitionner? Mais comment faire?

Face à autant de dissonances, restons pragmatiques et traçons pour Madame Michu, quelques pistes lui assurant un amorçage serein à sa grande transition.

Agir techniquement :

  • Structurer la filière bâtiment pour rénover les logements thermiquement de manière efficace. L’enjeu de la formation et des compétences des acteurs dans ce secteur est ici sous jacent.
  • Evaluer la qualité des travaux engagés
  • Adapter les réseaux (smart grids) à la transition énergétique et non l’inverse, chose entendue pour Dominique Maillard de RTE, lors d’une récente interview.
  • S’appuyer sur des compteurs intelligents ou smart metering, capables de mesurer la consommation d’énergie et surtout, suffisamment lisibles par les consommateurs pour leur permettre de devenir acteurs de leur maîtrise énergétique.
  • S’entourer d’experts en Système de Management de l’Energie (EsCo)

Agir économiquement :

  • Ouvrir le marché des fournisseurs d’énergie à la concurrence en guise d’accélérateur de transition ?
  • Changer d’indicateur de mesure du prix de l’énergie ? (proposition de Pierre Geoffron, Professeur d’Economie à Paris Dauphine)

Agir financièrement :

  • Accompagner le consommateur dans l’évaluation de son patrimoine
  • Inciter fiscalement à engager des travaux de rénovation ou d’équipements en ciblant les plus rentables pour que la dépense publique de soit pas vécue comme un effet d’aubaine
  • Adapter ou réécrire la RT 2012 à qui les professionnels du bâtiment reprochent depuis son entrée en vigueur au 1er janvier 2013, le choix qu’elle impose en termes énergétiques, au détriment des émissions de CO2, du coût et surtout de l’électricité. (synthèse atelier Equilibres des Energies du 18.04.13  avec Jean Bergougnoux, membre du groupe d’experts sur le débat énergétique).

Agir socialement :

  • Travailler sur les comportements et la notion de mobilité et de frugalité
  • Changer de modèle de pensée et se reposer la question du besoin essentiel individuel de l’énergie (en écho aux besoins essentiels de la pyramide de Maslow)
  • S’entourer des sciences sociales et des sociologues pour accompagner les transitions
  • Co-construire des solutions d’apprentissage collectif

Prospective : trois scenarii, une cartographie

  • Côté Energie

Au détour du dernier débat francilien sur la transition énergétique le conseil régional d’Ile de France proposait un débat sur le thème « 3 scénarii pour le Facteur 4, quelles conséquences pour nos modes de vie ? »

Partant d’unités de mesure différentes et soulevant collégialement la question de l’open data pour agréger les données, les scenarii  proposés par Eric Vidalenc de l’Ademe (scénario 1), Thierry Salomon de l’association Négawatt (scénario 2) et Claude Acket de Négatep/Sauvons Le Climat (scénario 3) se limitaient à une approche franco française et n’abordaient que partiellement  l’acceptabilité sociétale et les mesures d’accompagnement.

Malgré tout, voici un condensé des méthodologies et propositions formulées (cliquer sur le tableau pour zoomer).

  • Côté Carbone

L’organisation The Shift Project, qui plaide en faveur d’une économie décarbonée, nous dévoilait mardi 16 avril 2013, par l’intermédiaire d’Hélène Le Téno, les fruits d’une longue prospective en la matière.

Partant de facto de la consommation finale des ménages et non du territoire, l’exercice du Shift Project consiste à établir une cartographie de la transition carbone en abordant celle-ci en termes de compétitivité et de fléchage du financement, avec en toile de fond la souhaitable réconciliation de la balance commerciale, de l’énergie, des emplois, des revenus et des dépenses des ménages !

Méthodologiquement, Hélène Le Téno et ses collaborateurs ont rencontré des experts sectoriels avec relectures critiques pour faire émerger les leviers les plus pertinents au service du décarbonage de la machine économique. Portons une nouvelle fois à la mémoire vacillante de Madame Michu, que le but ultime est bien entendu de s’adapter au réchauffement climatique…

Après analyses, nouveau coup dur pour notre digne mascotte française, car nous apprenons avec consternation que Madame Michou serait « un ventre mou » ! En clair, elle ne s’aventure pas encore à investir ni à changer en profondeur mais procède plutôt par débrouille individuelle, par signaux faibles, en guise de mutation silencieuse, recourant par exemple au financement participatif-coup de coeur.

Au coeur de la transition : le financement

Alain Grandjean rappelle lors de la table ronde organisée par The Shift Project, que le nerf de la guerre reste le coût du capital. C’est pourquoi le Taux de Rentabilité des Investissements (TRI) est incontournable.

Membre du comité d’experts dans le cadre du Débat National de la Transition Energétique (DNTE), Alain Grandjean évoque néanmoins deux leviers forts à l’échelle européenne que sont la banque centrale et la banque d’investissement, pour faire face à une faible liquidité et au manque d’outils de financement de la transition carbone.

Dans sa cartographie carbone, Hélène Le Téno en liste également quelques uns,  comme le Contrat de Performance Energétique ou le Tiers Financement, déjà effectifs dans le secteur du bâtiment.

La Caisse des Dépôts et Consignations, partie prenante du projet, rappelle par la voix de Nicolas Blanc (Directeur du Pilotage stratégique et développement durable) la mission de la CDC à ce titre, par la nécessité de flécher et de rationaliser la transition en aidant les porteurs de projets tout en gérant l’intérêt collectif.

Le livret A _épargne phare des français _ est d’ailleurs pointé comme un très bon traceur du financement de la transition carbone.

Recommandations et perspectives 

Pour amorcer convenablement ce virage historique, Bruno Maresca, chargé des questions de politique publique au Crédoc nous précise que les modifications de comportements ne peuvent émerger que de changements structurels, que le citoyen seul ne peut mettre en œuvre. La puissance publique est donc largement sollicitée.

Par ailleurs, sans perdre de vue sa pertinence économique, la question centrale reste quand même de savoir comment  rendre ce projet désirable aux yeux de notre brave Madame Michu ?

Julien Dossier d’Ecocity l’invite alors à repenser la ville et les territoires grâce à un programme qui sonnera bien à ses oreilles, à savoir BETA pour Bâtiment-Emploi-Transport-Alimentation ; le citoyen s’inscrit dans un cercle vertueux de circuits courts, matérialisés par une relocalisation des activités et des emplois, une réduction des flux de matières, et une priorité aux bio ressources, très utiles aussi pour le bâtiment.

Quoi qu’il en soit, n’oublions pas d’accompagner comme il se doit Madame Michu dans cette transition, en redonnant du sens à la dimension collective et à l’innovation sociale.