L’Institut de la Monétarisation estime vos externalités

Lancement de l’Institut de la Monétarisation le 17 octobre 2013 au Comptoir Général à Paris.

Concordance heureuse de l’actualité, c’est en pleine semaine de l’Investissement Socialement Responsable (ISR) et en marge du tout nouvel Institut de l’Efficacité Energétique que sept fervents défenseurs des externalités réunissaient une trentaine de futurs adhérents à l’Institut de la Monétarisation.

L’auditoire éclectique était composé d’organisations de toutes tailles et de tous horizons : quelques consultants bien sûr mais aussi et surtout des structures de plus gros calibres dont Bic, Dalkia, Bouygues Telecom, Orange ou encore Elior. Tous ont pu évaluer la pertinence de cette Société Coopérative à Intérêt Collectif dont l’ambition affichée est de passer au crible les impacts des politiques développement durable sur la société, par le prisme des critères Economiques Sociétaux et de Gouvernance.

Valoriser les externalités 

Sous l’égide de ses sept fondateurs l’Institut de la Monétarisation se positionne comme un tiers de confiance qui a pour but de faciliter l’accès aux financements additionnels des projets nécessaires à la transition énergétique, écologique et sociétale, en démontrant qu’ils créent de la valeur et qu’ils sont rentables. Une consolidation des business model des organisations et des prises de décisions stratégiques plus éclairées aboutiront à la validation des financements internes (budgets R&D).

Pour ce faire les organisateurs de l’I.M. issus du monde de la finance éthique, de la comptabilité universelle, du coaching et de la RSE, engagent la crédibilité de leur Institut par leur capacité à démontrer l’existence de ces externalités et leur concrétisation. Ils rythment ainsi leur stratégie autour de 4 temps forts à l’issue desquels le financeur peut se rendre compte de l’intérêt de sa dépense :

  1. donner un prix interne aux impacts (environnementaux, sociétaux ou économiques) pour en dégager une valeur comptable
  2. confronter ce prix interne à un prix de marché par l’expertise extra financière et comptable de l’Institut
  3. commercialiser ces externalités via les apports classiques des banques et par des apports dits additionnels
  4. internaliser cette valeur économique au bilan comptable de l’entreprise.

Gare aux opportunistes

Si l’effet d’aubaine du financement providentiel de projets additionnels risque d’attirer quelques opportunistes, l’Institut de la Monétarisation anticipe et répond par quelques filtres :

  1. la monétarisation qui à elle seule évalue la pertinence des choix et des acteurs
  2. la monétisation qui crée de facto un élément de marché
  3. le concept d’additionnalité : élément clé de l’Institut car sans les financements additionnels le projet n’atteindrait pas le seuil de rentabilité
  4. la matérialité.

Le principe de matérialité : le vrai sujet

Récemment clarifiée par les travaux du GRI (Global Reporting Initiative) la matérialité  vise à déterminer les enjeux qui ont un impact direct ou indirect sur la capacité de l’organisation à créer, préserver ou éroder de la valeur pour elle-même, pour ses parties prenantes et la société toute entière.

Ainsi, la consommation d’eau sera matérielle pour un producteur de soda ou un producteur d’électricité (refroidissement des centrales, énergie hydroélectrique etc.) mais pas forcément pour un cabinet de conseil qui lui, aura des enjeux matériels éthiques (lobbying responsable, déontologie…).

La matérialité suppose de consulter et d’engager des parties prenantes de l’entreprise, pour déterminer les enjeux les plus importants de l’entreprise et se mettre d’accord sur la valeur à créer.

Cette définition propulse la Responsabilité Sociétale des Entreprises comme pilier central des systèmes de management en interne. D’une valeur définie traditionnellement par quelques instances dirigeantes, l’exercice est ici Bottom-up, co-créé par le jeu des acteurs au bas de la pyramide.

Reliée aux exigences de reporting extra-financier la matérialité répond à une méthodologie précise dont découlent plusieurs processus (identifier, prioriser, valoriser, réviser). Ils permettront d’identifier les actions les plus pertinentes génératrices de valeur économique pour l’entreprise.

Passer du ROI au Social ROI 

Le SROI correspond à un Retour sur Investissement abordé sous l’angle social et c’est tout l’enjeu de l’Institut. Pour mieux comprendre voici quelques exemples d’externalités qu’il propose d’étudier :

  • la rénovation thermique : une collectivité territoriale, en collaboration avec les services de santé, reconnaît que la rénovation thermique de résidence pour personnes âgées réduit les frais de santé dus aux maladies respiratoires de 150 € par année et par résident. Pour favoriser la rénovation thermique et réduire de manière préventive les frais de santé, les services de santé et la collectivité territoriale financent le programme à hauteur de 500 € par résident, apportant 10% de financement additionnel. Les services de santé suivent les économies de frais de santé observées, et les réintègrent dans leurs comptes bilanciels et de projet.
  • le stockage de l’énergie : une entreprise, spécialisée dans le stockage d’énergie, démontre et monétarise les bienfaits de ses solutions innovantes sur l’économie locale et l’indépendance énergétique du territoire. Toutefois comme le prix de vente et le coût de fonctionnement sont encore au-dessus des prix du marché, le territoire et le fournisseur d’énergie reconnaissent ces bienfaits en apportant un financement additionnel permettant ainsi l’installation sur le territoire d’une solution de stockage d’énergie couplée à une installation d’énergie renouvelable.
On pourrait aussi envisager le financement par le secteur aérien de la rénovation thermique et phonique des habitations périphériques d’un aéroport.

Perspectives

Les récentes études de cas menées par l’Institut ajoutent à son savoir faire en matière de propositions novatrices pour refondre la notion de valeur et de richesses dans le creuset des préceptes environnementaux et sociétaux portés au plus haut niveau par les instances de gouvernance internationales telles que Rio+20 ou le Global Compact onusien.

L’approche pragmatique et collaborative de l’Institut insiste sur la transformation économique de la valeur immatérielle en dépassant la seule notion patrimoniale initiée par d’autres pionniers.

Animée par une volonté d’intérêt général les fondateurs appellent de leurs voeux une large mise en commun des compétences et des ressources de ceux qui croient profondément en la RSE et en sa monétisation concrète.

L’offre éco-business de l’Institut de la Monétarisation est en cela très directe et transparente et elle est en mesure de proposer de nombreux services dont la gestion opérationnelle de compensations (carbone, CEE, biodiversité), la mise en place de comptabilité durable ou encore des formations sur la notion même d’externalités.

La prochaine réunion de travail de l’Institut est annoncée le 14 novembre prochain, temps pour chacun d’évaluer le bien fondé de cette SCIC et pourquoi pas de s’exercer à lui donner un prix…

Quelle valeur êtes-vous disposé à donner à l’Institut de la Monétarisation ?

;-)

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