Pour une sobriété numérique

Les transformations digitales ne doivent pas nous faire perdre de vue l’impact conséquent du numérique sur les ressources naturelles ainsi que son poids en consommation d’énergie.

Pour nous aider à y voir plus clair The Shift Project a produit un rapport très complet sur le sujet, qui nous alerte sur les dangers du tout numérique et nous invite à une plus grande sobriété en la matière.

Extrait : “Le numérique est de plus en plus vorace en énergie. Le développement rapide du numérique génère une augmentation forte de son empreinte énergétique directe. Cette empreinte inclut l’énergie de fabrication et d’utilisation des équipements (serveurs, réseaux, terminaux).

Elle est en progression rapide, de 9 % par an. La consommation d’énergie directe occasionnée par un euro investi dans le numérique a augmenté de 37 % depuis 2010. L’intensité énergétique de l’industrie numérique augmente de 4 % par an : une hausse à contre-courant de l’évolution de l’intensité énergétique du PIB mondial, laquelle décroît actuellement de 1,8 % chaque année.

L’explosion des usages vidéo (Skype, streaming, etc.) et la multiplication des périphériques numériques fréquemment renouvelés sont les principaux facteurs de cette inflation énergétique”.

Télécharger le guide complet


Matériaux de construction : le boom des plateformes de réemploi

Le réemploi des matériaux, un secteur en plein essor

Boostés par l’ordonnance de 2010 relative à la Directive Européenne « Déchets » de 2008, les acteurs du bâtiment s’organisent. Les consultations sur la feuille de route de l’économie circulaire du gouvernement prévue pour fin mars 2018 suggèrent vivement (par la voie de la Plateforme RSE) de promouvoir et favoriser le développement d’initiatives portant création de nouvelles filières de recyclage. De plus, l’objectif que l’Union Européenne a fixé pour chaque pays est ambitieux : atteindre 70% de recyclage des déchets de construction et de déconstruction à l’horizon 2020. L’enjeu est d’envergure puisqu’il s’agit de réduire l’impact environnemental du bâtiment, premier concerné par sa contribution aux Gaz à Effets de Serre en France.

Fort d’un chiffre d’affaires national de 1,7 milliards d’euros, la France a déjà traité plus de 100 millions de tonnes de déchets en 2016 (source : Batiactu). Le réemploi des matériaux a donc de beaux jours devant lui.

Côté juridique : encadrer les pratiques de réemploi

Afin de rassurer les acteurs du bâtiment et pour que le réemploi change d’échelle économique, la question des garanties et des responsabilités liées aux matériaux utilisés ainsi que le maintien de la qualité technique des ouvrages est prépondérante. Voici les freins au réemploi que l’Ademe a identifié :

👉 La mise à disposition de matériaux peut être entravée par la question de la responsabilité : qui endosse la responsabilité en cas de défaillance technique, de problème sanitaire ou environnemental ? Le maître d’ouvrage ? L’entreprise de démolition ? La plateforme de mise à disposition ?

👉 La garantie décennale et dommage ouvrage : certaines entreprises peuvent être réticentes à mettre en œuvre des matériaux issus du réemploi car elles engagent leur responsabilité. Ceci nécessite alors une adaptation des contrats de garantie.

👉 Les matériaux issus du réemploi ne peuvent pas entrer dans le cadre d’une garantie biennale, qui ne s’applique qu’aux matériaux neufs.

Etudier et expérimenter les cycles de la matière et le réemploi

L’association d’architecture expérimentale Bellastock,  développe depuis 2006 une expertise sur le réemploi dans la construction, notamment au travers de Actlab – le Laboratoire manifeste du réemploi.

Avec son projet de recherche REPAR elle interroge précisément le rôle de l’architecte dans le suivi de sa mission au sens défini dans la loi Maîtrise d’ouvrage publique de 1982 (loi MOP), lorsque le souhait d’intégrer des matériaux de seconde vie dans un projet de construction a été formulé. (Source : REPAR 2).

C’est une source précieuse d’informations et d’expérimentations nécessaires à la démarche de progrès des acteurs du bâtiment en matière de recyclage des matériaux de construction ou de déconstruction.

Les plateformes de réemploi en Ile de France

Le site matériauxreemploi.com propose par exemple un annuaire au niveau
national. En ce qui concerne la région parisienne voici par ordre alphabétique, les
principales plateformes de réemploi que D’Dline 2020 a recensées. A la croisée de l’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage et de la mise en relation via leurs propres plateformes web, véritables places de marché, elles participent à la dynamique de l’économie circulaire du bâtiment en région parisienne. Vous en connaissez d’autres ? Faites les connaître dans la rubrique commentaires !

🔎 Et pour aller plus loin 🔍

Télécharger le dossier BAZED :
« Comment réaliser un projet réutilisant des
matériaux issus de la déconstruction ? »
Télécharger le rapport Vernier de Mars 2018
Les filières REP (Responsabilité Elargie des Producteurs)

Une journée avec le Réseau de l’AMU

AMU… comme Assistance à Maîtrise d’Usage 

Le 3 mai 2016 s’est tenue à Lyon la première journée IRL (in real life) d’un groupe issu d’une réflexion sur l’Assistance à Maîtrise d’Usage, à laquelle D’Dline 2020 a participé 😉

Autour d’une animation pilotée par 2 des membres du groupe, l’objectif de l’atelier était double :

  • se rencontrer pour mieux comprendre le rôle et les compétences de chaque membre
  • clarifier la raison d’être du groupe et bâtir un plan d’action.

Au terme de cette première session tout aussi active que conviviale, le Réseau AMU a planché sur une définition commune, qui pourrait se traduire  ainsi : “le réseau AMU regroupe des professionnels autour d’une dynamique pluridisciplinaire de partages d’expériences et d’innovations méthodologiques, centrée sur les usages dans le bâtiment”.

Temps forts et axes de réflexion : vous souhaitez en savoir plus sur ce réseau ? Une newsletter participative, Les Echos de l’AMU vient tout juste de voir le jour !