Une journée avec le Réseau de l’AMU

AMU… comme Assistance à Maîtrise d’Usage 

Le 3 mai 2016 s’est tenue à Lyon la première journée IRL (in real life) d’un groupe issu d’une réflexion sur l’Assistance à Maîtrise d’Usage, à laquelle D’Dline 2020 a participé 😉

Autour d’une animation pilotée par 2 des membres du groupe, l’objectif de l’atelier était double :

  • se rencontrer pour mieux comprendre le rôle et les compétences de chaque membre
  • clarifier la raison d’être du groupe et bâtir un plan d’action.

Au terme de cette première session tout aussi active que conviviale, le Réseau AMU a planché sur une définition commune, qui pourrait se traduire  ainsi : « le réseau AMU regroupe des professionnels autour d’une dynamique pluridisciplinaire de partages d’expériences et d’innovations méthodologiques, centrée sur les usages dans le bâtiment ».

Temps forts et axes de réflexion : vous souhaitez en savoir plus sur ce réseau ? Une newsletter participative, Les Echos de l’AMU vient tout juste de voir le jour !

Du street art éphémère au bâtiment durable : une belle Vitry’n urbaine

Vitry sur Seine : berceau du street art 

Méconnue des franciliens, Vitry sur Seine dans le 9-4, regorge d’intelligence collective : encore abordable eu égard aux prix du foncier et dotée de nombreux terrains constructibles, elle est de ces villes qui méritent qu’on dépasse le boulevard périphérique pour faire sa connaissance. La découvrir en flânant, au gré d’improbables mais superbes oeuvres de street art, est assurément une des meilleures manières de l’appréhender, de l’apprécier, voire de l’adopter, ce qu’a fait en son temps Christian Guémy aka C215, street-artiste de renommée internationale.

Du street art au big bang de l’habitat participatif

C’est le cheminement intellectuel qu’on suivi les membres du collectif Big Bang Participatif, récents propriétaires d’un terrain sur les hauts de Vitry. Enthousiasmés par les visites guidées de l’association Vitry’n urbaine, Yannick et ses amis de 20 ans décident de joindre l’utile à l’agréable en confiant à un collectif passionné d’art urbain le soin d’organiser une Belle Vitry’n éphémère du street art, le temps d’un week-end, en offrant en support les murs de leur acquisition, avant démolition puis reconstruction en habitat participatif.

Mais qu’est-ce qu’un habitat participatif ? Suivant la loi ALUR, l’Habitat Participatif est une démarche citoyenne qui permet à des personnes physiques de s’associer, le cas échéant avec des personnes morales, afin de participer à la définition et à la conception de leurs logements et des espaces destinés à un usage commun, de construire ou d’acquérir un ou plusieurs immeubles destinés à leur habitation et, le cas échéant, d’assurer la gestion ultérieure des immeubles construits ou acquis. (Art. L. 200-1).

Une bien belle Vitry’n portée par des graffeurs « made in Vitry »

Pendant plusieurs jours Meushay originaire de Vitry, ainsi que d’autres graffeurs ont aidé à préparer la maison de Yannick et ses amis pour célébrer le street art le temps d’un week-end. (voir l’article du Parisien: Vitry : ce week-end, ils seront 700 à découvrir la maison du street art !)

Parrainée par C215 (qui brillera pourtant par son absence), l’opération démarre de nuit, vendredi 26 février pour une inauguration en plein air durant laquelle une centaine de visiteurs portés par la ligne 7 du métro ont pu ainsi témoigner de la métamorphose d’un pavillon de banlieue en antre de l’art urbain.

Un grand bravo aux organisateurs et belle vie aux futurs vitriots !

Vitriote depuis 10 ans et tout autant attirée par l’aspect culturel que par l’innovation sociétale dont a su faire preuve ce collectif associatif, D’Dline 2020 s’est régalée en immortalisant des oeuvres aussi surprenantes qu’éphémères.

Retrouvez la liste complète des artistes ayant contribué au projet « La Belle Vitry’n » sur Urban Art Paris et découvrez d’autres clichés pris par D’Dline 2020 le soir de l’inauguration du 26.02.16  ici.

   

                                                 

L’engagement sociétal, vecteur de co-construction durable en entreprise

Gouvernance collaborative & réel engagement, clés de voûte d’une RSE de qualité 

Le monde change : la pression des échéances climatiques et environnementales  nous assaille socialement. L’entreprise doit de fait s’adapter aux injonctions réglementaires, mais mal anticipées et surtout mal accompagnées, celles-ci ne sont que trop souvent subies.

Pérenniser son activité par la prise en compte des grandes mutations économiques, sociales et environnementales et la gestion des risques et opportunités potentiels devient une évidence pour les organisations qui gagnent en maturité sur le sujet.

Anticiper ces risques et opportunités par une innovation sociétale efficiente devient une nécessité. L’objectif à terme est clair : avoir une longueur d’avance en matière d’investissements stratégiques et de développement d’entreprise.

Méthodes et étapes d’une dynamique RSE et d’un réel engagement sociétal

  1. La gouvernance : elle apporte plus d’équilibre et de transparence dans la répartition du pouvoir et elle implique tous les niveaux hiérarchiques dans la gestion d’une entreprise. Sa mise en œuvre garantit un processus durable et efficace de création de valeurs. Son chef d’orchestre en est souvent le dirigeant. Ses qualités et compétences lui permettent d’assurer le pilotage de la démarche RSE.
  2. L’engagement dans la RSE : le dirigeant met à profit ses compétences afin d’ancrer la RSE dans la culture organisationnelle. Pédagogue tant sur le plan stratégique qu’opérationnel, il facilite l’assimilation des enjeux de la RSE dans l’entreprise et au-delà. Il montre la voie et encourage de facto ses collaborateurs et salariés à adopter un comportement responsable.
  3. Le Système de Management : nous venons de jeter les bases du pilotage de la RSE qui reprend largement les processus éprouvés de l’amélioration continue, sur le plan économique, sociétal et environnemental.

Conseils et perspectives pour une entreprise 3.0

L’émergence de nouveaux modèles économiques (circulaires, solidaires, collaboratifs…) nous exhorte à la créativité. Il est plus que jamais nécessaire de se poser les bonnes questions au crible des critères Economiques, Sociétaux et de Gouvernance. La RSE est en ce sens un précieux levier pour reconsidérer les données d’entrée. Elle incite à s’ouvrir aux autres et sortir de sa zone de confort pour mieux embrasser les opportunités futures.

Voici quelques pistes pragmatiques puisant leur sève dans l’analyse des bouleversements économiques, environnementaux et sociétaux que nous connaissons :

  1. Repenser nos modes de fonctionnement grâce à l’innovation sociétale systémique : reconsidérer le temps par une plus large mutualisation ; c’est ce qu’on appelle le CO pour co-création, co-développement, co-construction, co-llaboration, co-responsabilité,
  2. Mettre en avant l’innovation frugale, en s’appuyant sur une sobriété raisonnée et assumée. Sur le plan environnemental le principe des 3 ou 5 R comme re-penser, ré-nover, ré-inventer, ré-enchanter, ré-former, re-définir, re-nouveler, re-fonder, ouvre des perspectives nouvelles à nos modes de consommation intra ou inter-entreprises. C’est ce qu’on appelle l’économie circulaire qui prend en compte l’éco-conception et la haute qualité environnementale (HQE).
  3. Au plan économique et comptable, mettre en valeur les externalités, c’est-à-dire les bienfaits immatériels que génère l’entreprise, pour faire émerger sa capacité extra-financière à contribuer à l’intérêt général, au-delà du profit purement économique.

Concrètement la création de valeurs passe par l’évaluation du retour sur investissement (ROI) tant économique qu’énergétique et temporel. C’est le principe même de la RSE qui se décline par la prise en compte des externalités (lecture extra financière des investissements immatériels), le partage des savoirs (l’approche intuitive 2.0 est le sésame des écosystèmes de demain), la pratique de l’économie collaborative, positive et circulaire et enfin, les nouveaux modes de financement notamment participatifs.


Retrouvez l’intégralité de cet article dans le Guide Génie des Lieux 2015