Management QSE : vers la RSE

De la Qualité orientée client, l’entreprise ajoute depuis quelques années deux dimensions à ses tableaux de bord stratégiques, la Sécurité en son sein et l’Environnement de ses parties prenantes.

Un nouveau sigle est né : le Q.S.E., posant les bases d’un nouveau paradigme où la responsabilité sociétale transcende la philosophie purement marketing. La culture des bonnes pratiques, le regain des valeurs, traduisent une quête d’exemplarité de l’entreprise, cotée ou non en Bourse !

Frappée par une des crises économiques les plus graves de son histoire, l’entreprise d’aujourd’hui est plus que jamais le sanctuaire de la création de valeur et sa mission est double : être non seulement efficiente mais surtout pérenne, sous peine de disparaître ! Fort de ce constat elle s’affranchit de la conformité réglementaire en implémentant à tous ses niveaux hiérarchiques et transverses, une batterie de normes et de référentiels. Evaluer, prévenir au mieux les risques, les  cartographier, en surveiller les indicateurs, autant de contraintes auxquelles sont confrontés les stratèges qui doivent faire face à un dilemme : comment trouver le temps de créer de la valeur ajoutée quand l’entreprise  le sacrifie sur l’autel des réglementations à appliquer?

Serions-nous au cœur du développement durable des sociétés, où les hommes sont censés utiliser le QSE comme vecteur d’une création durable de valeur, respectueuse de tous ? En guise de parade, nous voyons poindre son avatar au travers du système de management intégré (SMI). Sa réussite nécessite cependant deux conditions sine qua non : l’engagement, l’exemplarité du management mais bien au-delà, l’appropriation du projet par l’opérationnel ; ce dernier en reste la clé de voûte. Bien qu’il n’ait aucun pouvoir réel de décision stratégique, il peut à lui tout seul faire capoter la kyrielle de processus élaborés par le management, s’il n’en perçoit pas l’intérêt ! En effet, comme trop d’informations tuent l’information, trop de procédures créent l’inertie. Le manager a donc la lourde tâche de porter et d’expliquer les changements en évacuant les redondances tout en exerçant son habileté à fédérer son staff autour des missions quotidiennes. Son défi est bien réel : gérer les paradoxes QSE pour arriver à pérenniser le paradigme RSE*.

             


*Responsabilité Sociétale de l’Entreprise structurée par la norme ISO26000 depuis 2010

La seconde vie des objets, un phénomène durable selon le Crédoc

La seconde vie des objets : enquête du Crédoc par Isabelle Van de Walle, Pascale Hébel, Nicolas Siounandan

Le Crédoc s’est penché sur les cycles de vie des produits, les pratiques d’acquisition et de délaissement des objets. En matière d’achat et de vente de produits d’occasion, la proportion de Français déclarant avoir déjà acheté un produit neuf en envisageant de le revendre d’occasion a sensiblement augmenté, passant de 12% à 30% entre 2009 et 2011. La part des consommateurs déclarant avoir déjà vendu un produit d’occasion sur Internet s’élève à 34% en 2011 contre seulement 16% en 2007, soit une augmentation de 18 points en quatre ans. Produit par produit, l’étude montre que l’automobile, le vélo, le livre et le dvd sont les plus performants en termes de seconde vie.

La notion de « seconde vie » s’oppose à l’idée de l’acquisition d’un produit neuf par un propriétaire unique, qui l’utiliserait tout au long de son cycle de vie, jusqu’à son abandon sans réutilisation possible : dans la vraie vie, les objets connaissent une carrière plus mouvementée, pleine de rebondissements. Une fois produit, un objet peut être, simultanément ou tour à tour, utilisé par plusieurs usagers parce que partagé, prêté, loué. Il peut être successivement possédé par différentes personnes, car donné, vendu d’occasion, échangé contre un service ou un autre objet…

Télécharger le rapport complet du credoc – la seconde vie des objets

Immobilier de bureaux : les sociétés…mûres pour se mettre au vert

« Immobilier …vert » – Jean-Pierre Leca – Le Nouvel Economiste / 29 mars 2012 

Après avoir pris avec succès le virage du BBC (Bâtiment à basse consommation), les professionnels de la construction sont confrontés à un nouveau challenge: la RT 2020 et son implication, le Bepos (Bâtiment à énergie positive). Il reste huit ans aux architectes, maîtres d’oeuvre et bureaux d’études pour non seulement apprivoiser ce concept issu du Grenelle de l’environnement, mais aussi le maîtriser. Encore faudra-t-il que la demande suive. Au vu des avantages économiques et écologiques qu’il procure, le Bepos devrait emporter l’adhésion des entreprises. Le franc succès remporté par la BBC incite à l’optimisme. Les sociétés semblent mûres pour se mettre au vert.

« Dès 2020, tous les bâtiments neufs seront à énergie positive, c’est-à-dire qu’ils produiront davantage d’énergies qu’ils n’en consomment », a déclaré le président Nicolas Sarkozy lors des conclusions du Grenelle de l’environnement en 2007. Deux ans plus tard, la RT 2020 était adoptée par le Parlement, lançant officiellement le concept de Bepos pour les bâtiments neufs. Lire l’article en entier