Gouvernances : ma i-bibliotek cloud 3

C’est bientôt Noël ! Ses cadeaux… Le mien?  

Un nuage virtuel, le 3ème d’une série initiée en octobre dernier au travers de ma i-bibliotek.

Comme promis, en partage et en remerciements à tous ceux qui s’intéressent aux critères E.S.G. je vous « livre » le cloud 3 de ma i-bibliotek consacré aux Gouvernances. Définitions :

Gouvernances mondiales : elles définissent la construction de réglementations publiques et privées, à l’échelle mondiale, face à l’interdépendance entre les sociétés, l’humanité et la biosphère.

Gouvernances d’entreprises : elles désignent le système formé par l’ensemble des processus, réglementations, lois et institutions destinés à cadrer la manière dont l’entreprise est dirigée, administrée et contrôlée.

Gouvernances locales (territoriale, urbaine) : elles correspondent  aux différents niveaux et échelons territoriaux dans les États fédéraux et les États unitaires décentralisés. Elles associent généralement les parties en charge des objectifs, fonctions et gestion de la collectivité, ainsi que de l’évaluation, dans les domaines économique, social et environnemental.

Gouvernances de l’information : disciplines systémiques qui touchent l’ensemble de l’organisation. Elles suivent une évolution profonde et culturelle de l’usage de l’information. Elles offrent la possibilité d’avoir une vue globale et ainsi de mieux comprendre et maitriser des risques aux regards des menaces et d’en saisir des opportunités.


Mode d’emploi de ma i-bibliotek : cliquez sur chaque icône pour obtenir un résumé des publications puis  téléchargez celles qui vous intéressent en suivant les liens.

GOUVERNANCES   ECONOMIQUES   GOUVERNANCES   ECONOMIQUES

Attractivité                 Competitiveness             Green                    Prosperity
de la France              Report 2012/2013         Growth               without growth

 

GOUVERNANCES    FINANCIERES    GOUVERNANCES    FINANCIERES  

Cohesion                Finansol                     Finance               Actifs immateriels
Policy 2020             Baromètre               participative                culturels

 

GOUVERNANCES ET ORGANISATION GOUVERNANCES ET ORGANISATION 

                        
Gresb report        Long Term Growth                              DD et organisation

 

GOUVERNANCES    ECOLOGIQUES     GOUVERNANCES     ECOLOGIQUES 

                    
Green Washing     Biomimétisme         Design         Economie          Circulaire

 

GOUVERNANCES ET  VILLE DURABLE  GOUVERNANCES ET  VILLE DURABLE  

 Cities Pwc                 Transports                 Territoires                     Réseaux

 

GOUVERNANCES  IMMOBILIERES   GOUVERNANCES  IMMOBILIERES

HQE Bât. existants               Les CEE                   Baromètre OID             REX BBC

 

 Bâtiment vert             Construire sain           Métiers Architecture        Envir. de travail

 

GOUVERNANCES  ENERGETIQUES    GOUVERNANCES  ENERGETIQUES 

        
Global Energy 2012     Energie 2020           Visions 2030             Livre blanc des EnR

 

     
 Rapport UFE      Transition_Ecologique    Energie et monde        Indicateurs Energétiques

 

D’Dline 2020 vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année  et vous offre en

supplément un éventail de lectures hivernales pour un Noël aux tisons !

 

   
Street Art Vitry
 

       JOYEUX NOEL   JOYEUX NOEL   JOYEUX NOEL   JOYEUX NOEL

Dessine moi la ville de demain

La ville de demain, pour quels territoires?

L’envoûtant collège des Bernardins de Paris accueillait cette semaine l’Institut Palladio pour la clôture de son cycle 2011-2012, dédié à une grande réflexion sur la ville de demain. Le programme de cette matinée réunissait de nombreux experts (voir les actes) animés par la volonté de dessiner ensemble les contours de la société des urbains de demain.

Des grands enjeux démographiques (8 personnes sur 10 dans le monde vivront en ville demain) à l’évaluation des risques, qu’ils soient environnementaux, sociétaux et financiers, la question de la gouvernance des villes, par les régions entre autres, a été débattue. Passer notamment d’une économie concurrentielle à une économie résidentielle (mesurée non seulement par le PIB mais aussi par le niveau de revenus des habitants) et qui inclut une vision anthropologique, sociologique de la ville par ses usages, était au coeur du débat.

Le concept de l’agglomération désormais dépassé, il convient de raisonner « interactions entres archipels urbains ». Mobilité, circuits courts, bâtiments intelligents, interconnectés dans une économie de plus en plus dématérialisée, c’est ainsi que la ville de demain se dessine.

Pour autant, conserver une dimension d’échanges réels est indispensable au lien social : vivre au rythme de la chronotopie de la ville nécessite une grande adaptabilité des acteurs. Rappelons que 50% des bâtiments pour 2050 sont déjà construits : prennent-ils seulement  en compte les problématiques du vieillissement inéluctable de la population?

Sous l’angle immobilier et patrimonial, quid de la répartition des richesses entre seniors et actifs d’aujourd’hui? Capacité de consommation souvent supérieure pour les premiers, difficultés à acheter leur premier logement pour les autres, la ville de demain se doit d’asseoir ses fondations sur les bases de l’inclusion sociale (savant mélange entre diversité et mixité) et d’inventer le concept d’Urbanité, à mi-chemin entre « urbain et humanité ». Revisiter ce terme supposera-t-il que ‘les vieux deviennent l’avenir des jeunes’? La question reste entière.

De manière plus philosophique, François Julien, sinologue et philosophe,  détaille pour nous avec délice les contours de l’entre de la ville durable, zone de non lieu, pourtant indispensable à la fluidité des interactions et au maintien d’une cohérence sociale et spatiale pour les futurs urbains.

Doit-on modifier nos conceptions pour mieux percevoir les contours de la ville de demain?

Suivant 6 jalons urbains conceptuels, François Julien nous amène habilement à reconsidérer la question sous un éclairage inédit, celui du miroir et des oppositions.

Ainsi le Perceptif de la ville fait écho au Paysage, nous renvoyant à l’aspect visuel et palpable des choses parfaitement bien illustré dans le vocabulaire chinois puisque paysage se traduit par « montagnes et eaux » et de manière implicite exprime aussi leurs interactions en termes d’énergie, de flux et de respiration.

Le Plein (issu de la densité des agglomérations) renvoie au Vide, à la dé-saturation quelquefois nécessaire aux grandes métropoles. Gérer du vide c’est respirer, faire circuler, faire communiquer.

Le Plan, qui par extrapolation est la modélisation projetée du « grand architecte », est ici appréhendé comme une transformation silencieuse propre à la culture chinoise. A l’inverse de planifier la ville, pourquoi ne pas la concocter au sens de « faire mûrir », notion somme toute plus apaisante!

La Règle, codification explicite mais abstraite de la cité ne pourrait-elle pas faire place à la Régulation? De l’ordre du processus, la pérennité de cette dernière permettrait de maintenir les équilibres de la ville de demain.

La Connaissance, celle de la ville balisée, est subtilement transformée en Connivences (du latin connivere, cligner des yeux) qui en sont les prémisses. Penser la ville par connivence c’est utiliser le biais, les recoins, les non lieux pour mieux savoir comment s’y prendre.

Enfin l’Entité, connaissance la plus parfaite des extrêmes, balise parfaitement l’Entre, indéterminée, sans essence mais synonyme d’entretenir la ville. Puiser sans jamais épuiser, verser sans jamais remplir (suivant les préceptes chinois), la ville de demain selon François Julien mériterait d’être reconsidérée, non plus dans le dépassement mais dans l’entretenir ou le « tenir l’entre ».

Car l’entre c’est aussi être à l’aise avec l’écart qui fait tenir, telle la voûte de l’illustre collège qui nous accueille sans faillir…

Une démarche d’amélioration en rupture

Concevoir une ville Haute Qualité de Vie à l’horizon 2030 : une démarche d’amélioration en rupture

Ténor du BTP européen, Eiffage présente Phosphore, son laboratoire prospectif, fruit de 3 années de recherche pour concevoir la ville durable de 2030. L’expansion urbaine inexorable ainsi que l’émergence de villes géantes, sources d’émissions de gaz à effet de serre accrues, sont autant de constats alarmants qu’Eiffage intégre dans son projet Phosphore.

Anticiper le scénario pessimiste d’une taxe carbone punitive est le postulat de départ du groupe pour breveter un référentiel d’évaluation inédit, HQVie pour Haute Qualité de Vie®.

Il s’agit d’une approche systémique et croisée des enjeux, proposant un cadre, une méthode et des indicateurs lisibles et adaptés à la spécificité des territoires et de ses acteurs. A la fois guide de conception et outil de suivi et d’aide à la décision, la définition d’un profil Haute Qualité de Vie® pour chaque projet permet aux différents acteurs : élus, aménageurs, promoteurs, constructeurs, mainteneur/exploitants, mais également riverains, d’évaluer le positionnement développement durable d’un projet urbain et ainsi d’en mesurer les forces et faiblesses, pour, le cas échéant, les corriger.

Ce nouveau référentiel se démarque de la traditionnelle démarche d’amélioration continue prônée dans tous les référentiels classiques par la prise en compte très en amont (scénario 2030) des défis environnementaux liés au changement climatique qui plaident pour une révolution des pratiques industrielles.

Valérie David, responsable Développement Durable du groupe Eiffage, évoque à ce titre une démarche d’amélioration en rupture.