L’engagement sociétal, vecteur de co-construction durable en entreprise

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Gouvernance collaborative & réel engagement, clés de voûte d’une RSE de qualité 

Le monde change : la pression des échéances climatiques et environnementales  nous assaille socialement. L’entreprise doit de fait s’adapter aux injonctions réglementaires, mais mal anticipées et surtout mal accompagnées, celles-ci ne sont que trop souvent subies.

Pérenniser son activité par la prise en compte des grandes mutations économiques, sociales et environnementales et la gestion des risques et opportunités potentiels devient une évidence pour les organisations qui gagnent en maturité sur le sujet.

Anticiper ces risques et opportunités par une innovation sociétale efficiente devient une nécessité. L’objectif à terme est clair : avoir une longueur d’avance en matière d’investissements stratégiques et de développement d’entreprise.

Méthodes et étapes d’une dynamique RSE et d’un réel engagement sociétal

  1. La gouvernance : elle apporte plus d’équilibre et de transparence dans la répartition du pouvoir et elle implique tous les niveaux hiérarchiques dans la gestion d’une entreprise. Sa mise en œuvre garantit un processus durable et efficace de création de valeurs. Son chef d’orchestre en est souvent le dirigeant. Ses qualités et compétences lui permettent d’assurer le pilotage de la démarche RSE.
  2. L’engagement dans la RSE : le dirigeant met à profit ses compétences afin d’ancrer la RSE dans la culture organisationnelle. Pédagogue tant sur le plan stratégique qu’opérationnel, il facilite l’assimilation des enjeux de la RSE dans l’entreprise et au-delà. Il montre la voie et encourage de facto ses collaborateurs et salariés à adopter un comportement responsable.
  3. Le Système de Management : nous venons de jeter les bases du pilotage de la RSE qui reprend largement les processus éprouvés de l’amélioration continue, sur le plan économique, sociétal et environnemental.

Conseils et perspectives pour une entreprise 3.0

L’émergence de nouveaux modèles économiques (circulaires, solidaires, collaboratifs…) nous exhorte à la créativité. Il est plus que jamais nécessaire de se poser les bonnes questions au crible des critères Economiques, Sociétaux et de Gouvernance. La RSE est en ce sens un précieux levier pour reconsidérer les données d’entrée. Elle incite à s’ouvrir aux autres et sortir de sa zone de confort pour mieux embrasser les opportunités futures.

Voici quelques pistes pragmatiques puisant leur sève dans l’analyse des bouleversements économiques, environnementaux et sociétaux que nous connaissons :

  1. Repenser nos modes de fonctionnement grâce à l’innovation sociétale systémique : reconsidérer le temps par une plus large mutualisation ; c’est ce qu’on appelle le CO pour co-création, co-développement, co-construction, co-llaboration, co-responsabilité,
  2. Mettre en avant l’innovation frugale, en s’appuyant sur une sobriété raisonnée et assumée. Sur le plan environnemental le principe des 3 ou 5 R comme re-penser, ré-nover, ré-inventer, ré-enchanter, ré-former, re-définir, re-nouveler, re-fonder, ouvre des perspectives nouvelles à nos modes de consommation intra ou inter-entreprises. C’est ce qu’on appelle l’économie circulaire qui prend en compte l’éco-conception et la haute qualité environnementale (HQE).
  3. Au plan économique et comptable, mettre en valeur les externalités, c’est-à-dire les bienfaits immatériels que génère l’entreprise, pour faire émerger sa capacité extra-financière à contribuer à l’intérêt général, au-delà du profit purement économique.

Concrètement la création de valeurs passe par l’évaluation du retour sur investissement (ROI) tant économique qu’énergétique et temporel. C’est le principe même de la RSE qui se décline par la prise en compte des externalités (lecture extra financière des investissements immatériels), le partage des savoirs (l’approche intuitive 2.0 est le sésame des écosystèmes de demain), la pratique de l’économie collaborative, positive et circulaire et enfin, les nouveaux modes de financement notamment participatifs.


Retrouvez l’intégralité de cet article dans le Guide Génie des Lieux 2015

 

RT 2012 : les changements de 2015

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Depuis le 1er janvier 2015, plusieurs modifications ont été apportées à la RT 2012 pour les permis déposés à partir du 1er janvier 2015.  Source : Batiactu

Ces assouplissements résultent des arrêtés du 11 décembre 2014 et du 19 décembre 2014

  • Changement de nom de la surface de référence

La SHOB et la SHON ont laissé leur place à la surface plancher. Du coup, on ne dit plus de SHONRT mais tout simplement SRT pour parler nouvelle surface thermique au sens de la règlementation thermique. Cette SHONRT est la somme des surfaces de plancher de chaque niveau de la construction, après déduction des surfaces de locaux sans équipements de chauffage. A noter qu’il s’agit d’un simple changement de nom, les modalités de calcul restent identiques.

  • Les réalisations neuves de moins de 50 m² sont exclues du champ d’application de la RT 2012

Les projets de constructions ou extensions dont la surface thermique (SRT) et la surface de plancher sont inférieures à 50 m² ne dépendent plus de la RT 2012 mais de la RT existant élément par élément. Seule une attestation simplifiée est à fournir au permis de construire. Cette disposition s’applique notamment à des petits locaux, loges de gardiens, petit studio, etc.

  • Extensions de maisons individuelles

Ici, se présentent trois cas :

  1. Pour une surface inférieure à 50 m2 : il faut appliquer la RT existant élément par élément
  2. Pour une surface entre 50 et 100 m2 : ici, est appliqué la Rt 2012 intermédiaire (calcul du Bbio ‘ Besoin Bioclimatique’, accès à l’éclairage naturel, ouverture des baies, système de régulation pièce par pièce) Le calcul du Cep (coefficient d’énergie primaire), pas de test d’étanchéité à l’air et pas de recours aux énergies renouvelables
  3. Pour une surface supérieure à 100 m2 : application de la RT2012. Pour les extensions de bâtiments (logements collectifs, bureaux, etc), si la SRT est inférieure soit à 50 m2, soit à 150 m2 et à 30 % de la SRT des locaux existants, la RT repose
    sur les exigences définies par l’arrêté du 3 mai 2007 (RT existant par éléments).
  • Moins d’exigences sur les surfaces vitrées
  1. Si initialement, la somme des surfaces des baies devait être supérieure à 1/6 de la surface habitable, quelques modifications ont été amenées pour les bâtiments étroits.
  2. Si la surface de façade disponible du bâtiment est inférieure àe 50% de la surface habitable du bâtiment, la surface totale des baies, mesurée en tableau, est ≥ à 33,3% de la surface de façade disponible (cas des dents creuses)
  3. Si la surface habitable moyenne des logements d’un bâtiment est < 25 m2, les baies, la surface totale des baies, mesurée en tableau, est ≥ 33,3% de la surface de façade disponible (cas des bâtiments collectifs avec des logements de petite surface type résidence étudiante)

A noter que la règle des 1/6 ne s’applique plus si elle n’est pas conforme aux dispositions des secteurs sauvegardés, zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager…

  • Le Cep max pour les logements collectifs

L’arrêté du 19 décembre prolonge la modulation à 57,5 kWh/m²/an (au lieu de 50 kWh/m²/an) jusqu’au 31 décembre 2017 pour le logement collectif.

Des projets miroirs d’une innovation sociale opérationnelle

En bref, mes projets RSE en 2015

D’Dline 2020 est heureuse et fière de vous faire partager sa progression entrepreneuriale, grâce aux projets d’innovation sociétale engagés auprès de ses clients, des plus fidèles aux plus récents, tout au long de cette année 2015, largement mouvementée

Optimisme, persévérance et engagement restent les piliers de la RSE sur lesquels je m’appuie pour progresser, apprendre et m’enrichir jour après jour !

Encore un grand merci pour votre confiance !

                                             

 

1. Chef de projet RSE pour le ROSO (Concertation sociale par la gamification)

2. Support digital bénévole pour Chic! On ressource (Economie circulaire)

3. Initiation SMO pour le mastère RSE Mines Paris-Tech  (Social Media Optimisation)

4. Conseil SMO pour l’Agence Parisienne du Climat

 

5. Reportage sur l’inauguration du parc éolien SRN 

 

6. CM pour le compte twitter @SolutionsAndCo / Sparknews (Journalisme de solutions)

7. Support logistique et digital bénévole pour le Groupe d’Accueil et Solidarité (ESS)

 

8. Jury aux Grands Prix de l’Innovation de la Ville de Paris (catégorie Eco-innovations)

                                              

                                  Et maintenant… 

                                

                                   CAP SUR 2016 !

 

Eolien : au-delà des chiffres, un enjeu sociétal

Inauguration du 3ème parc Eolien de France : quelques données

« 110 millions d’euros investis, 30 turbines d’une puissance totale de 75 MW, 183.000 MW/h produits par an* »…

Ces chiffres font du parc éolien Seine Rive-Gauche Nord inauguré le 11 septembre 2015 à Châtres en Champagne-Ardenne, le 3ème de France.

Développé conjointement par Nordex France et H2Air, sa particularité technique consiste à raccorder l’énergie produite en un seul point via un poste privé décentralisé, pour limiter la déperdition avant l’injection de l’électricité sur le réseau de transport. Le Syndicat des Energies Renouvelables souligne d’ailleurs dans un récent communiqué que « les postes de raccordement existants sont aujourd’hui de moins en moins nombreux à pouvoir relier l’énergie produite au réseau électrique français par manque de capacité.

Coté environnement, les éoliennes de Seine-Rive-Gauche-Nord permettent l’économie annuelle de 73 000 tonnes d’émission de CO2 par rapport à une centrale électrique au gaz. Pourtant figées dans 700m3 de béton armé, ces fleurs géantes aux tiges d’acier et de cuivre et aux pétales de fibre de verre et de carbone, sont également recyclables à plus de 90%. D’une durée de vie supérieure à 20 ans leur démantèlement serait pourtant provisionné dès le début du projet, ce qui devrait satisfaire les adeptes de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV)…

✓ Un projet d’indépendance énergétique qui s’inscrit dans le territoire…

✓ Portée économique et sociétale de l’éolien…

✓ De l’importance du processus de concertation…

✓ De la conciliation par l’innovation sociale…


Retrouvez l’intégralité de l’article sur le blog Pollutec « Capteur d’Avenir »


Management QSE : vers la RSE

De la Qualité orientée client, l’entreprise ajoute depuis quelques années deux dimensions à ses tableaux de bord stratégiques, la Sécurité en son sein et l’Environnement de ses parties prenantes.

Un nouveau sigle est né : le Q.S.E., posant les bases d’un nouveau paradigme où la responsabilité sociétale transcende la philosophie purement marketing. La culture des bonnes pratiques, le regain des valeurs, traduisent une quête d’exemplarité de l’entreprise, cotée ou non en Bourse !

Frappée par une des crises économiques les plus graves de son histoire, l’entreprise d’aujourd’hui est plus que jamais le sanctuaire de la création de valeur et sa mission est double : être non seulement efficiente mais surtout pérenne, sous peine de disparaître ! Fort de ce constat elle s’affranchit de la conformité réglementaire en implémentant à tous ses niveaux hiérarchiques et transverses, une batterie de normes et de référentiels. Evaluer, prévenir au mieux les risques, les  cartographier, en surveiller les indicateurs, autant de contraintes auxquelles sont confrontés les stratèges qui doivent faire face à un dilemme : comment trouver le temps de créer de la valeur ajoutée quand l’entreprise  le sacrifie sur l’autel des réglementations à appliquer?

Serions-nous au cœur du développement durable des sociétés, où les hommes sont censés utiliser le QSE comme vecteur d’une création durable de valeur, respectueuse de tous ? En guise de parade, nous voyons poindre son avatar au travers du système de management intégré (SMI). Sa réussite nécessite cependant deux conditions sine qua non : l’engagement, l’exemplarité du management mais bien au-delà, l’appropriation du projet par l’opérationnel ; ce dernier en reste la clé de voûte. Bien qu’il n’ait aucun pouvoir réel de décision stratégique, il peut à lui tout seul faire capoter la kyrielle de processus élaborés par le management, s’il n’en perçoit pas l’intérêt ! En effet, comme trop d’informations tuent l’information, trop de procédures créent l’inertie. Le manager a donc la lourde tâche de porter et d’expliquer les changements en évacuant les redondances tout en exerçant son habileté à fédérer son staff autour des missions quotidiennes. Son défi est bien réel : gérer les paradoxes QSE pour arriver à pérenniser le paradigme RSE*.


*Responsabilité Sociétale de l’Entreprise structurée par la norme ISO26000 depuis 2010